Ce qu’il faut savoir avant d’adopter ou d’assurer son animal
Lorsqu’on adopte un chien ou un chat, on pense avant tout à son caractère, à son apparence ou à son mode de vie. Pourtant, l’expérience montre que la santé de l’animal et les frais vétérinaires associés sont des éléments déterminants sur le long terme.
Dans l’accompagnement des propriétaires, Groupe Hueber Assurances constate que certaines races présentent des besoins médicaux plus fréquents ou plus coûteux, souvent méconnus au moment de l’adoption.
Comme nous l’expliquons dans notre article sur l’importance de protéger son chien ou son chat, anticiper ces dépenses permet d’aborder plus sereinement les décisions liées à la santé de son animal.
Les informations présentées dans cet article ont une vocation informative et ne remplacent en aucun cas l’avis d’un vétérinaire.
Pourquoi certaines races sont-elles plus coûteuses à soigner ?
Toutes les races ne sont pas exposées aux mêmes risques. L’expérience montre que plusieurs facteurs influencent directement les dépenses vétérinaires :
- des prédispositions génétiques à certaines maladies,
- une morphologie spécifique (respiration, articulation, colonne vertébrale),
- une grande taille ou un poids élevé,
- une espérance de vie longue impliquant un suivi médical prolongé,
- un recours plus fréquent à des soins spécialisés ou à la chirurgie.
Ces éléments doivent être intégrés dans la réflexion, notamment lorsqu’on cherche à comprendre ce que couvre une mutuelle santé pour animaux.
Top 5 des races de chiens les plus coûteuses à soigner
1. Bouledogue français
Très populaire en France, le bouledogue français est aussi l’une des races qui nécessite le suivi vétérinaire le plus régulier. Sa morphologie brachycéphale influence fortement sa santé et peut entraîner des soins fréquents, parfois dès le plus jeune âge.
Cette race est notamment prédisposée à :
- des troubles respiratoires liés à la conformation de son crâne et de ses voies aériennes,
- des problèmes dermatologiques (plis cutanés, allergies, infections),
- des hernies discales et douleurs dorsales récurrentes.
Ces pathologies expliquent un nombre élevé de consultations et, dans certains cas, des interventions chirurgicales coûteuses.
2. Berger allemand
Le berger allemand est apprécié pour son intelligence et sa polyvalence, mais il présente des fragilités articulaires bien documentées, qui peuvent évoluer progressivement avec l’âge.
Les principaux risques concernent :
- la dysplasie de la hanche ou du coude,
- des troubles articulaires évolutifs pouvant limiter la mobilité,
- certains problèmes digestifs chroniques.
Ces affections nécessitent souvent des examens d’imagerie, des traitements de fond et parfois des interventions chirurgicales, générant des frais vétérinaires importants sur le long terme.
3. Labrador retriever
Très répandu en France, le labrador est souvent perçu comme un chien robuste. Il reste toutefois exposé à plusieurs problématiques de santé fréquentes, notamment liées à son appétit et à sa morphologie.
Il est particulièrement sujet à :
- le surpoids, avec des conséquences sur les articulations et le cœur,
- des troubles articulaires, parfois précoces,
- des otites chroniques, liées à la forme de ses oreilles.
Avec l’âge, ces pathologies peuvent nécessiter un suivi vétérinaire renforcé et des traitements réguliers.
4. Cavalier King Charles
Derrière son tempérament doux et affectueux, le Cavalier King Charles est reconnu comme une race à fort risque de pathologies cardiaques, pouvant apparaître relativement tôt.
Les principales fragilités concernent :
- des maladies cardiaques fréquentes (valvulopathies),
- des troubles neurologiques,
- des problèmes oculaires chroniques.
La combinaison de soins spécialisés, d’examens réguliers et de traitements à long terme explique des coûts vétérinaires souvent élevés sur toute la durée de vie de l’animal.
5. Dogue allemand
Le dogue allemand se distingue par sa taille impressionnante, mais ce gabarit hors norme s’accompagne de risques médicaux spécifiques et de soins souvent plus coûteux.
Cette race est particulièrement exposée à :
- des pathologies osseuses et articulaires,
- la dilatation-torsion de l’estomac, une urgence vitale,
- des interventions chirurgicales lourdes, notamment en situation d’urgence.
Dans ce contexte, anticiper les frais de santé est essentiel pour éviter des décisions prises dans l’urgence.
Top 5 des races de chats les plus coûteuses à soigner
6. Maine Coon
Le Maine Coon est l’une des races de chats les plus populaires en France. Son gabarit imposant et sa croissance prolongée expliquent certaines prédispositions médicales nécessitant un suivi vétérinaire attentif.
Cette race est notamment exposée à :
- des maladies cardiaques héréditaires, comme la cardiomyopathie hypertrophique,
- des troubles articulaires liés à son poids,
- des pathologies associées à sa grande taille, nécessitant des examens réguliers.
Ces fragilités peuvent entraîner des consultations plus fréquentes et des frais vétérinaires élevés sur le long terme.
7. Persan
Le chat persan présente une morphologie particulière qui influence directement sa santé. Cette race fait partie de celles qui nécessitent le plus grand suivi vétérinaire, notamment en raison de pathologies chroniques.
Les principales fragilités concernent :
- des troubles respiratoires liés à la morphologie brachycéphale,
- des maladies rénales héréditaires,
- des affections oculaires chroniques nécessitant des soins réguliers.
La répétition des consultations, des examens et des traitements explique un budget santé souvent supérieur à la moyenne.
8. Bengal
Chat très actif et athlétique, le Bengal présente des besoins spécifiques liés à son comportement et à sa physiologie.
Il peut notamment être concerné par :
- des troubles digestifs récurrents,
- certaines maladies intestinales,
- des blessures liées à son niveau d’activité élevé.
Ces particularités expliquent des consultations vétérinaires parfois plus fréquentes que chez des races plus sédentaires.
9. Sphynx
L’absence de poils du Sphynx implique des besoins de soins spécifiques, souvent sous-estimés lors de l’adoption.
Cette race est notamment exposée à :
- des affections dermatologiques nécessitant des soins réguliers,
- une sensibilité accrue aux infections,
- des troubles liés à la régulation de la température corporelle.
Ces soins constants expliquent un coût de santé plus élevé sur la durée.
10. British Shorthair
Souvent perçu comme un chat calme et robuste, le British Shorthair présente néanmoins certaines prédispositions médicales, en particulier avec l’âge.
Il peut être concerné par :
- des maladies cardiaques,
- le surpoids, favorisé par son tempérament tranquille,
- des troubles articulaires liés au vieillissement.
Ces pathologies peuvent entraîner une augmentation progressive des frais vétérinaires, notamment lors du suivi des chats seniors.
Des situations qui renforcent la nécessité d’anticipation
Au-delà de la race de l’animal, certaines situations de vie peuvent accentuer les risques ou entraîner des frais vétérinaires supplémentaires, parfois sous-estimés par les propriétaires. Cette démarche est d’autant plus importante lorsqu’on cherche à savoir comment bien choisir une assurance chien ou chat, en fonction du profil de l’animal.
C’est notamment le cas lors des déplacements, voyages ou vacances avec son animal, où l’exposition à de nouveaux environnements, à des accidents ou à des soins vétérinaires hors du domicile peut compliquer la prise en charge.
Le vieillissement de l’animal constitue un autre facteur clé. Avec l’âge, les consultations deviennent plus fréquentes, les maladies chroniques plus courantes et les besoins médicaux évoluent, ce qui soulève la question de la continuité de la protection.
Enfin, la responsabilité du propriétaire ne doit pas être négligée. Un animal peut, dans certaines circonstances, causer des dommages à des tiers, que ce soit lors d’un déplacement, d’une promenade ou dans un cadre privé. Ces situations posent la question des garanties complémentaires à envisager.
Dans chacun de ces cas, anticiper les risques et comprendre les enjeux spécifiques permet d’adapter plus finement la protection de son animal et d’éviter des décisions prises dans l’urgence.
Certaines races de chiens et de chats sont objectivement plus coûteuses à soigner, en raison de leur génétique, de leur morphologie ou de leur mode de vie. Cela ne doit pas freiner un projet d’adoption, mais encourager une approche responsable, éclairée et anticipée de la santé animale.
Comprendre les risques propres à la race, anticiper les frais vétérinaires potentiels et choisir une protection cohérente avec le profil de l’animal sont des démarches essentielles pour préserver sa santé sur le long terme. C’est précisément dans cette logique que s’inscrit l’accompagnement proposé par le Groupe Hueber Assurances.
En tant que courtier, le Groupe Hueber Assurances accompagne les propriétaires dans la compréhension des enjeux réels liés à l’assurance animale : garanties utiles, limites à connaître, situations particulières (âge, déplacements, responsabilités). L’objectif n’est pas de proposer une solution standard, mais d’aider chaque propriétaire à faire un choix adapté, en tenant compte de la race, du mode de vie et des besoins spécifiques de son animal.
S’informer, anticiper et se faire accompagner par un interlocuteur expert permet ainsi d’aborder la santé de son chien ou de son chat avec plus de sérénité, tout au long de sa vie.

